Dossier de fond

La méthode HACCP en restaurant : les 7 principes expliqués

La méthode HACCP repose sur sept principes que l'article 5, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 852/2004 impose à tout restaurant : identifier les dangers, déterminer les points critiques (CCP), fixer des limites critiques, surveiller ces points, prévoir les actions correctives, vérifier périodiquement que l'ensemble fonctionne, et tenir des documents adaptés à la nature et à la taille de l'entreprise. Ces principes s'appliquent sur un socle de bonnes pratiques d'hygiène, les programmes prérequis (PRP). Dans un petit restaurant, l'analyse peut conclure que ces bonnes pratiques suffisent, et un guide de bonnes pratiques validé peut remplacer une partie de l'écrit.

La méthode HACCP fait peur parce qu'on la présente comme un classeur épais et un vocabulaire d'ingénieur. Elle est en réalité une façon de se poser sept questions, dans l'ordre, sur ce qui peut rendre un client malade et sur la façon de l'éviter.

Mis à jour le · Rédaction : équipe Audit Hygiène (HNC SAS)

Voir le rendu d'un audit

Un audit test, établissement fictif : la note sur 100, les résultats par pièce, le plan de mise en conformité et une fiche d'écart. Extrait de 5 pages en PDF.

Télécharger un audit test

Demander un devis

Faire auditer votre établissement

Ce dossier explique ce qui est attendu. Si vous préférez qu'un auditeur vienne le constater et vous dise où vous en êtes, la visite se demande ici.

Audit Avant ouverture
690 € HT
Création ou reprise, avant l’arrivée du stock
43 à 45 points
Audit Prévention
890 € HT
Établissement ouvert
71 à 80 points
Audit Urgence
1 090 € HT
Contrôle défavorable ou imminent
71 à 80 points

Prix hors taxes, TVA 20 % en sus. Déplacement en Île-de-France compris. La proposition vous est envoyée par e-mail avant tout engagement.

Qu'est-ce que la méthode HACCP ?

HACCP désigne l'analyse des dangers et la maîtrise des points critiques. Le règlement (CE) n° 852/2004 du 29 avril 2004 en fait une obligation pour tout exploitant du secteur alimentaire après la production primaire : son article 5, paragraphe 1, impose de « mettre en place, appliquer et maintenir une ou plusieurs procédures permanentes fondées sur les principes HACCP ». Un restaurant est concerné dès son ouverture.

La Commission européenne, dans sa communication 2022/C 355/01), la décrit comme un système d'autocontrôle qui recense, évalue et maîtrise les dangers significatifs pour la sécurité des aliments. Le mot important est significatif : la méthode ne demande pas de tout surveiller avec la même intensité. Elle demande de repérer ce qui peut réellement rendre un client malade, et de le maîtriser là où c'est décisif.

Cette page se concentre sur les sept principes et sur leur application en cuisine. Pour une vue d'ensemble de l'hygiène en restauration, lisez notre guide HACCP pour la restauration.

Les 7 principes HACCP de l'article 5 du règlement 852/2004

L'article 5, paragraphe 2, énumère sept principes, désignés par les lettres a) à g). Ils s'enchaînent : chacun s'appuie sur le précédent. La colonne de droite traduit chaque principe en geste de cuisine ; elle illustre le texte sans y ajouter d'obligation.

Le même paragraphe ajoute une règle souvent oubliée : chaque fois que le produit, le procédé ou l'une des étapes change, la procédure est revue. Un nouveau plat, un nouvel appareil ou une nouvelle activité de livraison appellent une relecture. La Commission précise en outre que le sixième principe comprend la validation du plan, c'est-à-dire l'obtention de preuves que les mesures retenues maîtrisent bien le danger visé.

Les sept principes HACCP (règlement (CE) n° 852/2004, article 5, paragraphe 2)
PrincipeCe que dit le texteCe que cela veut dire en restaurant
1, point a)Identifier tout danger qu'il y a lieu de prévenir, d'éliminer ou de ramener à un niveau acceptableLister, étape par étape, ce qui peut contaminer un plat : bactéries, allergènes, corps étrangers
2, point b)Identifier les points critiques où un contrôle est indispensable pour prévenir, éliminer ou réduire un dangerRepérer les étapes où une erreur ne sera plus rattrapée ensuite, comme une cuisson ou un refroidissement
3, point c)Établir aux points critiques les limites critiques qui différencient l'acceptable de l'inacceptableFixer une valeur ou un critère observable, par exemple une température à cœur
4, point d)Établir et appliquer des procédures de surveillance efficace des points critiquesDécider qui mesure, quand et avec quel instrument
5, point e)Établir les actions correctives à mettre en œuvre quand un point critique n'est pas maîtriséÉcrire à l'avance ce que l'on fait du produit et comment on corrige la cause
6, point f)Établir des procédures exécutées périodiquement pour vérifier l'efficacité des mesures a) à e)Contrôler régulièrement que le système marche : sondes vérifiées, relevés relus
7, point g)Établir des documents et des dossiers en fonction de la nature et de la taille de l'entrepriseGarder la trace de ce qui est fait, sans plus de papier que nécessaire
Source : Règlement (CE) n° 852/2004, article 5, paragraphe 2, communication de la Commission 2022/C 355/01, annexe II, point 2). La troisième colonne est une illustration.

Les 12 étapes : cinq activités préliminaires avant les sept principes

On présente souvent la méthode en douze étapes. Ce découpage ne figure pas dans le règlement 852/2004. La communication de la Commission 2022/C 355/01, qui se déclare conforme au chapitre II des principes généraux d'hygiène alimentaire du Codex Alimentarius (CXC 1-1969), l'explique ainsi : les activités préliminaires « comprennent traditionnellement 5 étapes et, lorsqu'elles sont combinées avec les 7 principes HACCP, aboutissent à une approche en 12 étapes ». Elle précise que ces activités préliminaires ne sont pas explicitement définies dans la législation de l'Union.

Dans un restaurant, les cinq premières étapes consistent surtout à regarder votre carte et votre cuisine avant de remplir le moindre tableau. La Commission admet que, sans transformation, la description d'un produit se limite aux informations de son étiquette, et que les petites entreprises peuvent se faire aider par un expert extérieur, à condition de s'approprier le résultat.

L'approche en douze étapes décrite par la communication de la Commission 2022/C 355/01
ÉtapeContenuEn restaurant
1Constituer une équipe HACCP pluridisciplinaireLe plus souvent l'exploitant et le chef, avec un appui extérieur si besoin
2Décrire le ou les produits finisLes plats de la carte, regroupés par familles de fabrication
3Déterminer l'utilisation prévuePlats consommés sur place, emportés ou livrés ; clients sensibles comme les jeunes enfants
4Établir le diagramme des opérationsRéception, stockage, préparation, cuisson, refroidissement, remise en température, service
5Confirmer le diagramme sur placeVérifier en cuisine, pendant le service, que le schéma décrit la réalité
6Principe 1 : analyse des dangersDangers biologiques, chimiques et physiques à chaque étape
7Principe 2 : déterminer les CCPÉtapes où la maîtrise est décisive
8Principe 3 : limites critiquesValeurs ou critères observables à chaque CCP
9Principe 4 : surveillanceMesures ou observations programmées
10Principe 5 : actions correctivesConduite à tenir en cas d'écart
11Principe 6 : validation et vérificationPreuve que les mesures marchent, contrôles périodiques
12Principe 7 : documentation et registresDocuments adaptés à la nature et à la taille de l'établissement
Source : Communication de la Commission 2022/C 355/01, annexe II, points 4 à 11). La troisième colonne est une illustration.

CCP, PRP et PRPo : quelle différence ?

Les programmes prérequis, ou PRP, sont définis par la Commission comme les « pratiques et conditions préventives incluant toutes les BPH », c'est-à-dire les bonnes pratiques d'hygiène, « ainsi que d'autres pratiques et procédures telles que la formation et la traçabilité ». Ce sont les règles de l'annexe II du règlement 852/2004 : locaux, équipements, nettoyage, nuisibles, eau, personnel. Ils forment le socle sans lequel aucune procédure HACCP ne tient.

Un point critique pour la maîtrise, ou CCP, est un « stade auquel une surveillance peut être exercée et est essentielle pour prévenir ou éliminer un danger menaçant la salubrité de l'aliment ou le ramener à un niveau acceptable ». La Commission ajoute que la plupart des CCP utilisés contre les dangers microbiologiques sont des exigences de température, comme les couples temps et température.

Entre les deux, le PRP opérationnel, ou PRPo, est une mesure de maîtrise d'un danger significatif pour laquelle un critère d'action, et non une limite critique, permet de garder la maîtrise. La Commission le réserve aux risques intermédiaires, ou aux cas où aucune limite critique ne peut être fixée et où un écart ne peut pas être détecté en temps réel, comme la contamination croisée par des allergènes.

La Commission précise qu'une approche en deux niveaux, PRP et CCP, « constitue l'exigence légale minimale ». L'approche en trois niveaux, avec les PRPo, peut être recommandée et convient surtout aux entreprises plus grandes et plus complexes.

PRP, PRPo et CCP selon la communication de la Commission 2022/C 355/01
NiveauRôleExemples donnés par la Commission
PRPConditions de base de l'hygiène, appliquées partoutBonnes pratiques d'hygiène, formation, traçabilité
PRPoMaîtrise d'un danger significatif par un critère d'actionMaîtrise de la contamination croisée par des allergènes, écart impossible à détecter en temps réel ; intégrité de l'emballage
CCPMaîtrise décisive d'un danger significatif par une limite critique surveilléeConditions de temps et de température pour réduire ou éliminer un danger ; contrôle du temps et de la température de l'huile de friture
Source : Communication de la Commission 2022/C 355/01, points 3 et 5, annexe II, point 6).

Comment reconnaître un point critique dans une cuisine ?

Une étape devient critique quand deux conditions se réunissent : un danger significatif peut y être maîtrisé, et rien ne le rattrapera plus tard. La Commission rappelle que les CCP sont destinés à ne traiter que les dangers significatifs, et qu'un arbre de décision peut aider l'équipe à les déterminer. Si un danger significatif n'a de mesure de maîtrise à aucune étape, c'est le produit ou le procédé qu'il faut modifier.

Le vade-mecum de la remise directe, qui s'applique à la restauration commerciale, cite comme exemples de procédés à surveiller particulièrement l'appertisation, la pasteurisation, la cuisson sous vide et la cuisson à basse température. Pour eux, un diagramme de fabrication est requis (ligne C1L03, page 20). Le même document précise que, même pour un établissement éligible à la flexibilité, les étapes retenues comme CCP ou PRPo appellent un système documentaire complet : analyse des dangers, limites, mesures correctives, surveillance et vérification (page 2).

Le refroidissement des préparations cuites illustre bien la démarche. Le vade-mecum attend qu'il assure « un passage rapide de la zone de température critique des denrées pour la multiplication microbienne, située entre +63 °C et +10 °C » (ligne C403L09, page 46). Il ajoute qu'en remise directe aucun texte ne chiffre ce refroidissement : les deux heures pour passer de +63 °C à +10 °C sont imposées à la seule restauration collective (page 47). Si vous refroidissez, votre plan fixe donc la limite et la façon de la surveiller ; reprendre le repère de la collectivité est une bonne pratique. Le détail est dans notre page sur le refroidissement rapide.

Exemples d'analyse des dangers en restaurant

Les exemples ci-dessous montrent la logique, pas un plan à recopier. Chaque valeur vient du texte cité ; votre propre analyse part de votre carte, de vos équipements et de vos clients. La Commission classe les dangers en trois familles : biologiques (une bactérie comme Salmonella), chimiques (un allergène, par exemple) et physiques (un morceau de verre ou de métal).

Exemples de dangers, d'étapes sensibles et de mesures en restaurant
PréparationDanger à considérerÉtape sensibleMesure et texte
Steak haché servi à des enfants ou à des personnes âgéesBactéries (danger EHEC visé par le vade-mecum)CuissonCuisson recommandée à plus de +65 °C à cœur pour les populations sensibles, surveillance effective (vade-mecum remise directe, page 45)
Viande hachée en stockMultiplication microbienneStockage réfrigéré+2 °C au plus (arrêté du 21/12/2009, annexe I)
Plat cuisiné à l'avanceMultiplication microbienne entre +63 °C et +10 °CRefroidissement puis stockagePassage rapide de la zone critique, procédure et enregistrement (vade-mecum, ligne C403L09) ; stockage à +3 °C au plus (annexe I)
Plat maintenu au chaudMultiplication microbienneMaintien en température+63 °C au minimum pour les plats remis chauds (arrêté du 21/12/2009, annexe I)
Plat préparé avec un allergène sur un matériel partagéAllergènePréparationMatériel nettoyé et contrôlé avant un plat qui n'en contient pas (règlement 852/2004, annexe II, chap. IX, point 9) ; exemple de PRPo pour la Commission
Poisson servi cruParasites (Anisakis)Réception et préparationDanger que l'inspecteur vérifie comme pris en compte, avec une mesure de maîtrise pertinente (vade-mecum, ligne C1L04, page 23)
Haricots secsPhytohémagglutinineHydratation et cuissonHydratation puis cuisson à 100 °C pendant 30 minutes (vade-mecum, ligne C1L04, page 23)
FritureContaminants chimiques liés au procédéCuisson dans l'huileTemps et température de l'huile, exemple de CCP donné par la Commission
Source : Vade-mecum DGAL remise directe, version 3, lignes C1L04 et C403, arrêté du 21 décembre 2009, annexe I, règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, communication 2022/C 355/01).

La souplesse prévue par les textes : la flexibilité

Le règlement 852/2004 s'applique aussi bien à un restaurant de vingt couverts qu'à une usine. Son considérant 15, cité par la Commission, demande que les exigences HACCP prévoient « une souplesse suffisante pour pouvoir s'appliquer dans toutes les situations, y compris dans les petites entreprises ». Il reconnaît que, dans certaines entreprises, il n'est pas possible de recenser des points critiques, que les bonnes pratiques d'hygiène peuvent parfois remplacer leur surveillance, et qu'une limite critique n'est pas forcément un chiffre.

La Commission en tire une conséquence pratique : l'obligation de l'article 5 est d'abord une obligation de réaliser une analyse des dangers et d'examiner si des points critiques existent. Lorsque l'analyse montre qu'aucun CCP n'est nécessaire, l'application de la méthode peut se limiter à ce premier principe, à condition de justifier que les bonnes pratiques suffisent. Deux critères commandent la souplesse : la nature de l'activité et la taille de l'entreprise.

En France, le vade-mecum de la remise directe reprend les attendus de l'instruction technique DGAL/SDSSA/2024-528 (page 2). Pour les établissements éligibles à la flexibilité, les procédures peuvent être orales, et la surveillance des PRP peut se limiter à l'enregistrement des non-conformités et des mesures correctives. Cette souplesse n'est pas acquise : si des manquements compromettent les objectifs de la réglementation, certaines mesures de flexibilité peuvent être suspendues à l'issue du contrôle officiel.

La Commission le résume d'une phrase qui vaut pour toutes les cuisines : pour les petites entreprises, il est bien plus important de maintenir la bonne température que de l'enregistrer, et des registres peuvent n'être établis qu'en cas d'écart. La souplesse porte sur les papiers, jamais sur l'objectif.

Le rôle des guides de bonnes pratiques d'hygiène (GBPH)

L'article 7 du règlement 852/2004 prévoit que les États membres encouragent l'élaboration de guides nationaux de bonnes pratiques d'hygiène et d'application des principes HACCP, et précise que les exploitants peuvent les utiliser « sur une base facultative ». L'article 8 confie leur rédaction aux branches professionnelles, après consultation des autorités et des associations de consommateurs, en se référant au Codex Alimentarius.

Pour un restaurant, utiliser le guide de sa profession est le chemin le plus court. Le vade-mecum de la remise directe indique que les items « diagramme de fabrication et analyse des dangers » et « identification des points déterminants » sont notés A quand l'établissement applique un GBPH d'application HACCP compatible avec ses activités (pages 20 et 25). Il ajoute que l'établissement qui utilise un GBPH validé, ou les lignes directrices de la Commission sur le commerce de détail (2020/C 199/01), n'a pas besoin de formaliser par écrit ses diagrammes ni son analyse des dangers pour les activités couvertes.

Un guide ne pense pas à tout. La Commission rappelle que des dangers liés à l'aménagement de votre établissement ou à un procédé particulier peuvent lui échapper : pour toute activité que le guide ne couvre pas, vous écrivez vos propres procédures. Pensez par exemple à une cuisson à basse température, à un poisson servi cru ou à une livraison ajoutée en cours de route : vérifiez que votre guide les couvre. L'ensemble prend place dans votre plan de maîtrise sanitaire.

Les documents qui prouvent que la méthode est appliquée

L'article 5, paragraphe 4, du règlement 852/2004 demande de démontrer aux autorités le respect de la méthode « en fonction de la nature et de la taille de l'entreprise », de tenir à jour les documents qui décrivent les procédures et de conserver les autres documents pendant une période appropriée. Le règlement ne fixe aucune durée chiffrée de conservation ; son paragraphe 5 laisse cette précision à des mesures d'application.

La Commission définit le plan HACCP comme un document ou un ensemble de documents, « quel qu'en soit le format », complété par les registres de surveillance, de vérification et d'actions correctives. En restaurant, cela tient en peu de pages : l'analyse des dangers ou la référence au guide suivi, la liste des CCP avec leurs limites, les relevés qui les surveillent, les écarts notés avec ce qui a été fait, et la vérification des sondes. La Commission admet les registres électroniques, pourvu qu'ils puissent être présentés aux autorités.

Les consignes doivent aussi atteindre l'équipe. Le vade-mecum général attend, à la ligne F2L03 (page 137), des instructions appropriées et compréhensibles à chaque poste qui le nécessite, sous forme d'affiches, de fiches de poste, de classeur ou à l'oral, et écrit que l'affichage relatif au lavage des mains est « un incontournable ». Pour les structures sans salarié, des fiches d'instruction à chaque poste ne sont pas nécessaires.

Qui doit être formé à la méthode HACCP ?

Le règlement 852/2004, annexe II, chapitre XII, demande que les manipulateurs de denrées soient encadrés et disposent d'instructions ou d'une formation en hygiène adaptées à leur activité. Il ajoute que les personnes chargées de mettre au point et de maintenir la procédure HACCP, ou d'appliquer les guides pertinents, doivent avoir reçu la formation appropriée à l'application des principes HACCP.

Le droit français ajoute une règle propre à la restauration commerciale. L'article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime et l'article D. 233-11 imposent à la restauration traditionnelle, aux cafétérias et libres-services et à la restauration rapide d'avoir dans leur effectif au moins une personne pouvant justifier d'une formation en hygiène alimentaire adaptée à leur activité. Une expérience professionnelle d'au moins trois ans dans une entreprise du secteur alimentaire comme gestionnaire ou exploitant vaut formation. Voyez aussi l'attestation de formation dans le dossier d'audit.

Faire vérifier votre démarche HACCP sur place

Une démarche HACCP se juge en cuisine, pas au bureau. Lors d'un audit, l'auditeur parcourt votre établissement dans l'ordre où les denrées le traversent et contrôle les quatre-vingts points de la grille répartis en six chapitres, en toute discrétion, pendant que le service continue. Il confronte votre analyse et vos CCP à ce qui se passe réellement aux postes : ce qui est surveillé, ce qui est noté, ce qui manque.

Vous recevez un rapport complet, avec une note, les constats point par point et un plan d'action classé par priorité. Un point critique non surveillé y est signalé avec sa priorité ; une procédure inutilement lourde, que personne n'appliquera, y est relevée aussi, parce que la méthode ne vaut que si elle est tenue.

La prestation s'arrête au rapport : vous appliquez ensuite les corrections vous-même. Audit Hygiène est un label privé indépendant. Ce n'est ni une certification officielle, ni un agrément d'État, ni un contrôle des services vétérinaires ou de la DDPP, et l'issue d'un contrôle officiel appartient aux services de l'État. Le cabinet intervient dans les huit départements d'Île-de-France, et le devis est établi avant intervention.

Questions fréquentes

Quels sont les 7 principes HACCP ?
L'article 5, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 852/2004 les énumère : identifier les dangers ; identifier les points critiques ; établir des limites critiques ; établir une surveillance efficace de ces points ; établir les actions correctives ; établir des procédures périodiques de vérification ; établir des documents et des dossiers adaptés à la nature et à la taille de l'entreprise. Ils s'appliquent dans cet ordre, chacun reposant sur le précédent.
Qu'est-ce qu'un CCP en restaurant ?
Un point critique pour la maîtrise est une étape où une surveillance est possible et essentielle pour prévenir, éliminer ou réduire un danger à un niveau acceptable. La Commission européenne note que la plupart des CCP microbiologiques sont des exigences de temps et de température. En restaurant, la cuisson d'un steak haché destiné à des enfants ou le refroidissement d'une préparation cuite à l'avance en sont des exemples fréquents.
Quelle différence entre PRP et PRPo ?
Les PRP sont les conditions de base : bonnes pratiques d'hygiène, formation, traçabilité. Ils valent partout. Un PRPo, ou PRP opérationnel, vise un danger significatif précis que l'on maîtrise avec un critère d'action plutôt qu'avec une limite critique, parce qu'aucun seuil mesurable n'existe ou qu'un écart ne se détecte pas en temps réel. La Commission cite le nettoyage entre deux productions contenant des allergènes différents.
Combien y a-t-il d'étapes dans la méthode HACCP ?
Sept principes, inscrits à l'article 5 du règlement 852/2004. La communication de la Commission 2022/C 355/01 y ajoute cinq activités préliminaires : constituer l'équipe, décrire le produit, déterminer son utilisation, établir le diagramme des opérations et le confirmer sur place. Combinées aux sept principes, elles forment l'approche en douze étapes. La Commission précise que ces activités préliminaires ne sont pas définies par la législation de l'Union.
Un restaurant doit-il avoir un plan HACCP écrit ?
Il doit pouvoir démontrer qu'il applique une procédure fondée sur les principes HACCP, avec des documents adaptés à sa nature et à sa taille (article 5 du règlement 852/2004). Le vade-mecum de la remise directe admet que l'usage d'un guide de bonnes pratiques validé dispense d'écrire diagrammes et analyse des dangers pour les activités qu'il couvre. Les étapes retenues comme CCP ou PRPo appellent en revanche une documentation complète.
La certification HACCP est-elle obligatoire pour un restaurant ?
Aucun des textes lus pour cette page n'impose de certification HACCP à un restaurant. Ce qu'impose l'article 5 du règlement 852/2004, c'est une procédure permanente fondée sur les principes HACCP, appliquée et démontrable. La Commission rappelle que tout exploitant reste libre d'obtenir une certification, par exemple pour l'exportation ou à la demande d'un client, même s'il pourrait bénéficier d'une approche plus souple.
Faut-il enregistrer toutes les températures ?
Pas forcément. Pour les établissements éligibles à la flexibilité, le vade-mecum de la remise directe admet que la surveillance des bonnes pratiques se limite à l'enregistrement des non-conformités et des mesures correctives. La Commission juge plus important de maintenir la bonne température que de l'enregistrer. Pour une étape retenue comme CCP, en revanche, la surveillance et ses enregistrements sont attendus de façon complète.
Qui doit être formé à la méthode HACCP dans un restaurant ?
Les personnes chargées de mettre au point et de maintenir la procédure HACCP doivent avoir reçu une formation appropriée (règlement 852/2004, annexe II, chapitre XII). En restauration traditionnelle, rapide, en cafétéria ou en libre-service, au moins une personne de l'effectif doit justifier d'une formation en hygiène alimentaire (code rural, articles L. 233-4 et D. 233-11), sauf trois ans d'expérience comme gestionnaire ou exploitant.

Faire le point sur votre établissement

Un auditeur se déplace, contrôle jusqu’à 80 points de la grille en toute discrétion, et vous remet un rapport complet avec son plan d'action. Chaque écart y porte le correctif attendu et la preuve à constituer, pour que vous puissiez le traiter vous-même.

Demander un audit

Pour aller plus loin

Les autres dossiers

Nous auditons les établissements partout en Île-de-France, à Paris 11e, Paris 18e, Paris 8e, Paris 17e, Paris 10e, et dans les huit départements de la région.

audit hygiène est un label privé de qualité, indépendant. Il ne constitue ni une certification officielle, ni un agrément d'État, ni un contrôle des services vétérinaires/DDPP.

Demander mon audit · dès 690 € HT