Dossier de fond
Documents obligatoires d'un restaurant : les 14 documents d'hygiène
Un restaurant doit pouvoir justifier de onze obligations d'hygiène fixées par un texte, chacune avec son document : la déclaration d'activité, l'attestation de formation à l'hygiène, le plan de maîtrise sanitaire, la lutte contre les nuisibles, le plan de nettoyage, les relevés de température et de réception, les bons de livraison, la consigne en cas de produit rappelé, le plan d'analyses, le suivi de l'entretien et des thermomètres, la liste des allergènes par plat. S'y ajoutent, selon le cas, la collecte des huiles usagées et la dérogation ou l'agrément pour fournir d'autres commerces, et, par conseil, le dernier rapport d'inspection. Les enregistrements se gardent trois ans.
Ce sont les documents que vérifie un contrôle d'hygiène officiel, et ceux qu'il faut réunir pour ouvrir en règle. Pour chacun, cette page dit ce qu'un texte impose vraiment, ce qui relève du conseil et où le trouver.
Mis à jour le · Rédaction : équipe Audit Hygiène (HNC SAS)
Voir le rendu d'un audit
Un audit test, établissement fictif : la note sur 100, les résultats par pièce, le plan de mise en conformité et une fiche d'écart. Extrait de 5 pages en PDF.
Demander un devis
Faire auditer votre établissement
Ce dossier explique ce qui est attendu. Si vous préférez qu'un auditeur vienne le constater et vous dise où vous en êtes, la visite se demande ici.
- Audit Avant ouverture
- 690 € HT
- Création ou reprise, avant l’arrivée du stock
- 43 à 45 points
- Audit Prévention
- 890 € HT
- Établissement ouvert
- 71 à 80 points
- Audit Urgence
- 1 090 € HT
- Contrôle défavorable ou imminent
- 71 à 80 points
Prix hors taxes, TVA 20 % en sus. Déplacement en Île-de-France compris. La proposition vous est envoyée par e-mail avant tout engagement.
La liste des 14 documents d'hygiène d'un restaurant
Le tableau ci-dessous reprend les quatorze documents de notre guide, dans le même ordre. La colonne « statut » distingue trois cas : obligatoire quand un texte impose l'obligation à laquelle le document répond, selon le cas quand l'obligation dépend de votre activité, conseillé quand aucun texte ne l'exige mais que la pièce est utile lors d'un contrôle.
Obligatoire ne veut pas toujours dire écrit sous une forme imposée. Le règlement (CE) n° 852/2004 demande des documents et des dossiers établis en fonction de la nature et de la taille de l'entreprise (article 5, paragraphe 2, point g), et les petites équipes bénéficient d'assouplissements détaillés plus bas. Ce qui ne se discute pas, c'est l'obligation elle-même : nettoyer, lutter contre les nuisibles, maîtriser le froid, pouvoir retrouver un fournisseur.
| N° | Document | Statut | Texte |
|---|---|---|---|
| 1 | Déclaration d'activité (récépissé du cerfa 13984) | Obligatoire | Règlement (CE) n° 852/2004, art. 6 ; code rural, art. R. 233-4 |
| 2 | Attestation de formation à l'hygiène alimentaire | Obligatoire | Code rural, art. L. 233-4 et D. 233-11 ; arrêté du 12 février 2024, art. 2 |
| 3 | Plan de maîtrise sanitaire ou guide de bonnes pratiques suivi | Obligatoire | Règlement (CE) n° 852/2004, art. 5 |
| 4 | Lutte contre les nuisibles : procédures internes ou contrat, passages | Obligatoire (la lutte, pas le contrat) | Règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chap. IX, point 4 |
| 5 | Plan de nettoyage et fiches remplies | Obligatoire (oral possible en flexibilité) | Règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chap. I et V |
| 6 | Relevés de température et contrôles à réception | Obligatoire | Règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chap. IX, points 1 et 5 |
| 7 | Étiquettes et bons de livraison | Obligatoire | Règlement (CE) n° 178/2002, art. 18 |
| 8 | Consigne en cas de produit rappelé | Obligatoire (orale possible en flexibilité) | Règlement (CE) n° 178/2002, art. 19 |
| 9 | Dernier rapport d'inspection | Conseillé | Vade-mecum général d'inspection, ligne D2L04 |
| 10 | Collecte des huiles de friture usagées | Selon le cas (plus de 60 litres par an) | Code de l'environnement, art. R. 543-225 et R. 543-226 ; arrêté du 12 juillet 2011, art. 2 |
| 11 | Analyses des plats (plan d'autocontrôles) | Obligatoire, selon votre plan | Règlement (CE) n° 2073/2005, art. 4 ; instruction DGAL/SDSSA/2024-528, point 4.7 |
| 12 | Entretien du matériel et vérification des thermomètres | Obligatoire | Règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chap. I et V ; vade-mecum remise directe, ligne B2L04 |
| 13 | Liste des allergènes par plat | Obligatoire | Code de la consommation, art. R. 412-14 |
| 14 | Agrément ou dérogation pour fournir d'autres commerces | Selon le cas | Règlement (CE) n° 853/2004, art. 1er et 4 ; arrêté du 8 juin 2006, art. 12 et 13 |
Les documents à réunir avant d'ouvrir
La déclaration d'activité vient en premier : l'article R. 233-4 du code rural et l'article 6 du règlement (CE) n° 852/2004 imposent de déclarer chaque établissement, et la démarche officielle précise que cela se fait avant le démarrage de l'activité. Notre page sur le cerfa 13984 détaille la démarche et le récépissé à garder.
La formation à l'hygiène suit. L'article D. 233-11 du code rural oblige les établissements de restauration traditionnelle, les cafétérias et autres libres-services et la restauration de type rapide à compter dans leur effectif au moins une personne pouvant justifier d'une formation en hygiène alimentaire adaptée à leur activité. L'article 2 de l'arrêté du 12 février 2024 en fixe la durée à quatorze heures. L'article L. 233-4 répute avoir satisfait à l'obligation les personnes justifiant d'une expérience professionnelle d'au moins trois ans dans une entreprise du secteur alimentaire comme gestionnaire ou exploitant.
Viennent ensuite le plan de maîtrise sanitaire et la liste des allergènes. L'article 5 du règlement (CE) n° 852/2004 impose des procédures permanentes fondées sur les principes HACCP ; le vade-mecum remise directe rappelle que l'utilisation d'un guide de bonnes pratiques validé peut remplacer le système documentaire. L'article R. 412-14 du code de la consommation impose, là où des repas sont servis sur place, de porter à la connaissance du consommateur, par écrit, de façon lisible et visible, l'information sur les allergènes ou les modalités pour y accéder librement. Notre tableau des 14 allergènes aide à la construire.
Les enregistrements du quotidien : froid, réception, nettoyage, nuisibles
Une fois le restaurant ouvert, le classeur vit par ses enregistrements. Le règlement (CE) n° 852/2004 demande des documents prouvant l'application effective des mesures, établis en fonction de la nature et de la taille de l'entreprise (article 5, paragraphe 2, point g), tenus à jour et conservés (paragraphe 4). Les plus courants en restaurant sont les relevés de température des enceintes froides, les contrôles à réception, les fiches de nettoyage, les passages de lutte contre les nuisibles, la vérification des thermomètres et, si vous avez une friteuse, les tests d'huile.
Pour les nuisibles, le règlement impose la lutte, pas un prestataire : son annexe II, chapitre IX, point 4, demande des méthodes adéquates. Le vade-mecum général d'inspection attend un plan de lutte composé de procédures internes et/ou d'un contrat avec une entreprise externe, comprenant la fréquence et la nature des contrôles, le plan de l'établissement avec la position des appâts et les rapports de visite. Pour les thermomètres, le vade-mecum remise directe précise que l'étalonnage n'est pas exigible en remise directe, mais que la vérification l'est.
Pour le nettoyage et les huiles, nos pages consacrées au plan de nettoyage et de désinfection et au test de l'huile de friture détaillent ce qui est attendu et proposent des modèles à télécharger. Pour les températures, voyez notre page sur les températures de conservation des aliments.
Traçabilité et produits rappelés : les deux obligations du règlement 178/2002
L'article 18, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 178/2002 impose d'être en mesure d'identifier toute personne qui vous a fourni une denrée, et de disposer de systèmes et de procédures permettant de mettre cette information à la disposition des autorités, à leur demande. En restaurant, cela repose sur des papiers que vous recevez déjà : bons de livraison, factures, étiquettes. Il suffit de les garder et de pouvoir les retrouver.
L'article 19, paragraphe 1, organise la réaction : si un exploitant a des raisons de penser qu'une denrée ne répond pas aux prescriptions de sécurité, il engage immédiatement les procédures de retrait lorsqu'elle n'est plus sous son contrôle direct, et il en informe les autorités compétentes. D'où la consigne écrite en quelques lignes : qui surveille les alertes, où isoler le produit, qui prévenir. Dans les établissements éligibles à la flexibilité, le vade-mecum remise directe admet que les procédures soient orales.
Le vade-mecum général donne un critère pratique pour l'archivage : tout système est acceptable s'il permet d'engager des mesures de retrait ou de rappel dans un délai d'un jour ouvré en cas d'alerte. Un classeur par mois ou des photos rangées par date conviennent, à condition de retrouver vite la bonne livraison.
Combien de temps conserver les documents d'hygiène ?
Le règlement européen se contente d'une « période appropriée » (article 5, paragraphe 4, du règlement (CE) n° 852/2004). Le droit français est plus précis. L'article R. 202-21-2 du code rural impose au détenteur de denrées alimentaires d'origine animale d'enregistrer et de conserver les informations relatives aux autocontrôles et les résultats des analyses correspondantes, et de les tenir à la disposition de l'administration pendant trois ans après la date de l'autocontrôle ou du prélèvement.
Le vade-mecum général d'inspection applique cette durée aux autocontrôles et aux enregistrements liés au plan de maîtrise sanitaire : relevés de température, fiches de nettoyage, tests d'huile, vérifications des thermomètres. Pour les documents de traçabilité, il retient des durées propres, reprises dans le tableau ci-dessous.
Un dernier chiffre concerne la publication et non la conservation : le résultat d'un contrôle officiel reste publié sur Alim'confiance pendant un an à compter de la date du contrôle, selon l'article D. 231-3-10 du code rural.
| Document | Durée | Texte |
|---|---|---|
| Enregistrements des autocontrôles et résultats d'analyses (relevés, fiches de nettoyage, tests d'huile) | 3 ans après la date de l'autocontrôle ou du prélèvement | Code rural, art. R. 202-21-2 ; vade-mecum général, p. 118 |
| Documents de traçabilité, en règle générale | 5 ans | Vade-mecum général, p. 117 |
| Documents de traçabilité des produits périssables dans les 3 mois | DLC ou DDM + 6 mois | Vade-mecum général, p. 117 |
| Documents de traçabilité des produits à DDM de plus de 5 ans | DDM + 6 mois | Vade-mecum général, p. 117 |
| Récépissé de déclaration d'activité | À conserver, aucune durée fixée | Notice du cerfa 13984 |
| Résultat du contrôle officiel sur Alim'confiance | Publié pendant 1 an | Code rural, art. D. 231-3-10 |
La flexibilité : 5 personnes ou moins au contact des aliments
L'instruction technique DGAL/SDSSA/2024-528 du 24 septembre 2024 allège le plan de maîtrise sanitaire des petites structures. Pour la restauration commerciale, qui n'a pas de volume de production fixé dans son tableau 1, le critère est le nombre de personnes travaillant directement au contact des denrées (cuisine, laboratoires, atelier de transformation, vente) : cinq personnes physiques au plus. On compte les personnes, pas les équivalents temps plein, quel que soit leur statut.
Les effets sont précisés par le vade-mecum remise directe : les procédures peuvent être orales, et la surveillance des bonnes pratiques peut se limiter à l'enregistrement des non-conformités et des mesures correctives. Une procédure orale doit être transmise aux personnes concernées, et chacune doit pouvoir l'expliquer à l'inspecteur. Les étapes retenues comme points critiques, elles, gardent un système documentaire complet, et certaines mesures de flexibilité peuvent être suspendues à l'issue d'un contrôle si des manquements compromettent les objectifs de la réglementation.
Un point de vigilance : la notice du cerfa 13984 demande, pour la rubrique effectif, de ne compter que l'équipe de cuisine d'un restaurant, alors que l'instruction cite aussi la vente parmi les postes au contact des denrées. L'instruction précise que le nombre de personnes est apprécié le jour d'un contrôle officiel. En cas de doute sur votre situation, posez la question à votre DDPP.
| Point | Règle | Source |
|---|---|---|
| Seuil | 5 personnes physiques au plus travaillant directement au contact des denrées | Instruction DGAL/SDSSA/2024-528, point 3.1 |
| Mode de calcul | Par personne, jamais en équivalent temps plein ; exploitant, salarié, intérimaire ou aide familiale comptent pareil | Instruction DGAL/SDSSA/2024-528, point 3.1 |
| Dépassement exceptionnel (banquet, foire) | Ne suspend pas la flexibilité | Instruction DGAL/SDSSA/2024-528, point 3.1 |
| Hausse saisonnière prolongée de l'effectif | Justifie des procédures écrites | Instruction DGAL/SDSSA/2024-528, point 3.1 |
| Procédures | Peuvent être orales, si chacun sait les expliquer à l'inspecteur | Instruction DGAL/SDSSA/2024-528, point 4.2 ; vade-mecum remise directe, p. 2 |
| Surveillance des bonnes pratiques | Peut se limiter aux non-conformités et aux mesures correctives | Vade-mecum remise directe, p. 2 |
| Points critiques et procédés à risque | Système documentaire complet attendu | Vade-mecum remise directe, p. 2 |
Les documents qui dépendent de votre activité
Trois documents ne concernent pas tous les restaurants. Le premier est la preuve de la collecte des huiles de friture usagées : l'article R. 543-226 du code de l'environnement oblige les producteurs d'une quantité importante de déchets d'huiles alimentaires à les trier à la source en vue de leur valorisation, et l'article 2 de l'arrêté du 12 juillet 2011 fixe ce seuil à 60 litres par an depuis 2016. Notre page sur l'huile de friture détaille le calcul.
Le deuxième est l'agrément ou la dérogation, si vous fournissez des denrées d'origine animale à d'autres commerces : dérogation avec le cerfa 13982 dans les limites de l'article 12 de l'arrêté du 8 juin 2006, notamment un rayon de 80 km, agrément avec le cerfa 13983 au-delà.
Le troisième est le plan d'analyses. L'article 4 du règlement (CE) n° 2073/2005 prévoit que les exploitants procèdent, le cas échéant, à des essais fondés sur les critères microbiologiques, et qu'ils décident des fréquences d'échantillonnage, sauf quand l'annexe I en fixe. L'instruction DGAL/SDSSA/2024-528 attend un plan qui couvre toutes les catégories de produits et rappelle que des fréquences sont imposées pour certains produits, notamment les viandes hachées et les préparations de viande.
| Votre activité | Document à prévoir | Texte |
|---|---|---|
| Plus de 60 litres d'huiles de friture usagées par an | Preuve du tri et de la collecte pour valorisation (bons d'enlèvement) | Code de l'environnement, art. R. 543-225 et R. 543-226 ; arrêté du 12 juillet 2011, art. 2 |
| Fourniture d'autres commerces de détail, en quantités limitées, dans un rayon de 80 km | Récépissé de la déclaration de dérogation (cerfa 13982) | Arrêté du 8 juin 2006, art. 12 et 13 ; vade-mecum remise directe, ligne AL03 |
| Fourniture au-delà de ces limites | Agrément sanitaire (cerfa 13983) | Règlement (CE) n° 853/2004, art. 4 |
| Viande hachée préparée à l'avance | Activité déclarée sur le cerfa 13984 | Notice du cerfa 13984 ; vade-mecum remise directe, ligne AL02 |
| Tous les restaurants | Plan d'analyses couvrant toutes les catégories de produits | Règlement (CE) n° 2073/2005, art. 4 ; instruction DGAL/SDSSA/2024-528, point 4.7 |
Ce qui est conseillé sans être imposé
Le dernier rapport d'inspection n'est exigé par aucun texte, mais il sert. Le vade-mecum général demande à l'inspecteur de s'assurer que les non-conformités du rapport précédent ne sont plus observées ou sont en cours de traitement : avoir ce rapport sous la main permet de montrer ce qui a été corrigé. Le même vade-mecum prévoit que l'inspecteur peut consulter les résultats des audits privés, et indique que l'exploitant est tenu de les mettre à disposition ; la démarche d'audit elle-même n'est pas obligatoire et elle est valorisée quand elle est bien menée.
Gardez aussi les fiches techniques de vos produits de nettoyage : même dans les établissements éligibles à la flexibilité, le vade-mecum général les cite parmi les pièces conservées a minima. Et si vous n'avez jamais été contrôlé, il n'y a simplement rien à garder pour l'instant.
Organiser son classeur
Notre guide reprend les quatorze documents, un par fiche : à quoi il sert, s'il est obligatoire, où l'obtenir et quoi faire s'il manque, avec le texte officiel en petites lignes. Le guide complet est remis aux clients de l'audit.
Le support est libre. Le vade-mecum général précise que les modalités de conservation dépendent de l'organisation de l'établissement, versions numériques ou papier. Ce qui compte, c'est de tout garder au restaurant, au même endroit, et que quelqu'un de l'équipe sache où se trouve chaque pièce. Un intercalaire par numéro de la liste, ou un dossier par numéro sur tablette, suffit. Notre dossier sur la préparation du classeur sanitaire détaille la méthode.
D'autres modèles sont disponibles pour les pièces les plus demandées : le plan de nettoyage et de désinfection, la fiche de suivi des huiles de friture, le tableau des allergènes par plat et l'affichage obligatoire.
Faire le point sur vos documents avec un audit
Un classeur complet sur le papier peut rester fragile s'il ne correspond pas à ce qui se passe en cuisine. Un audit sur place confronte les deux : l'auditeur parcourt les quatre-vingts points de la grille répartis en six chapitres, en toute discrétion pendant que le service continue, et demande les documents de cette liste au fil de la visite.
Vous recevez un rapport complet, avec une note, les constats point par point et un plan d'action classé par priorité. Pour chaque document manquant ou incomplet, il indique le correctif attendu et la preuve à constituer, écrits en français courant. Aucun document manquant n'empêche l'audit : c'est justement son rôle de dire ce qui manque.
La prestation s'arrête au rapport : vous appliquez la liste vous-même, à votre rythme et avec vos propres moyens. Audit hygiène est un label privé indépendant, ni certification officielle, ni agrément d'État, ni contrôle des services vétérinaires ou de la DDPP, et il ne garantit pas l'issue d'une inspection. Le cabinet intervient partout en Île-de-France, dans les huit départements, et le devis est établi avant intervention. Pour en parler, passez par la page contact.
Questions fréquentes
- Quels documents faut-il pour ouvrir un restaurant ?
- Avant le premier service, réunissez la déclaration d'activité faite avec le cerfa 13984, la preuve qu'au moins une personne de l'équipe est formée à l'hygiène (article D. 233-11 du code rural), un plan de maîtrise sanitaire ou le guide de bonnes pratiques que vous suivez, et l'information sur les allergènes de vos plats (article R. 412-14 du code de la consommation). Les relevés, fiches et bons de livraison s'accumulent ensuite, dès les premiers jours d'activité.
- Combien de temps faut-il garder les relevés de température ?
- Trois ans. L'article R. 202-21-2 du code rural impose de conserver les informations relatives aux autocontrôles et les résultats d'analyses pendant trois ans après la date de l'autocontrôle, et le vade-mecum général d'inspection applique cette durée aux enregistrements liés au plan de maîtrise sanitaire. Les relevés de température, les fiches de nettoyage et les tests d'huile sont concernés. Les documents de traçabilité suivent leurs propres durées, en règle générale cinq ans.
- Les documents d'hygiène peuvent-ils être sur tablette ?
- Oui. Aucun texte n'impose le papier, et le vade-mecum général d'inspection précise que les modalités de conservation dépendent de l'organisation de l'établissement, sous forme numérique ou papier. Deux conditions pratiques : que les données soient consultables sur place le jour d'un contrôle, et que l'archivage permette d'engager un retrait ou un rappel dans un délai d'un jour ouvré, critère que le même vade-mecum retient pour la traçabilité.
- Un contrat de dératisation est-il obligatoire ?
- Non. Le règlement (CE) n° 852/2004 impose la lutte contre les nuisibles, par des méthodes adéquates (annexe II, chapitre IX, point 4), pas le recours à une entreprise. Le vade-mecum général d'inspection attend un plan composé de procédures internes et/ou d'un contrat, avec l'aide d'un organisme spécialisé si nécessaire. Sans prestataire, gardez la description de votre méthode, le plan des pièges ou appâts et des notes datées de vos contrôles et interventions.
- Mon équipe compte quatre personnes : dois-je tout écrire ?
- Pas tout. Avec cinq personnes physiques au plus au contact des denrées, l'instruction DGAL/SDSSA/2024-528 ouvre les mesures de flexibilité : vos procédures peuvent être orales, à condition que chacun sache les expliquer à l'inspecteur, et la surveillance des bonnes pratiques peut se limiter à noter les problèmes et ce que vous avez fait. Les étapes que vous avez retenues comme points critiques restent suivies par écrit, et la déclaration ou l'attestation de formation restent des pièces à présenter.
- Faut-il conserver le dernier rapport d'inspection ?
- C'est conseillé, pas imposé. Au contrôle suivant, le vade-mecum général demande à l'inspecteur de vérifier que les non-conformités du rapport précédent sont corrigées ou en cours de traitement. Avoir ce rapport sous la main, avec la trace de ce que vous avez corrigé, rend la démonstration simple. Si vous avez fait réaliser des audits privés, l'inspecteur peut aussi en consulter les résultats.
- Qui doit avoir l'attestation de formation à l'hygiène ?
- Au moins une personne de l'effectif, gérant ou salarié. L'article D. 233-11 du code rural vise la restauration traditionnelle, les cafétérias et autres libres-services et la restauration de type rapide. La formation dure quatorze heures selon l'arrêté du 12 février 2024. L'article L. 233-4 du code rural considère que l'obligation est remplie par une personne justifiant d'au moins trois ans d'expérience dans une entreprise du secteur alimentaire comme gestionnaire ou exploitant.
- Combien de temps garder les bons de livraison ?
- Le vade-mecum général d'inspection retient, pour les documents de traçabilité, cinq ans en règle générale, la date limite ou la date de durabilité minimale plus six mois pour les produits périssables dans les trois mois, et la date de durabilité minimale plus six mois pour les produits dont la DDM dépasse cinq ans. L'obligation de fond vient de l'article 18 du règlement (CE) n° 178/2002 : pouvoir identifier chacun de vos fournisseurs.
- La liste des allergènes doit-elle être affichée ?
- Elle doit être portée à la connaissance du client par écrit, de façon lisible et visible dans les lieux où il est admis. L'article R. 412-14 du code de la consommation laisse deux possibilités : afficher l'information elle-même, ou afficher les modalités qui permettent au client d'y accéder directement et librement, par exemple un classeur ou un tableau mis à sa disposition. Dans tous les cas, l'information doit exister par écrit.
Sources officielles
- Règlement (CE) n° 852/2004, version consolidée (articles 5 et 6 ; annexe II, chapitres I, V et IX)
- Règlement (CE) n° 178/2002, version consolidée (articles 18 et 19)
- Règlement (CE) n° 853/2004, version consolidée (articles 1er et 4)
- Règlement (CE) n° 2073/2005, version consolidée (article 4)
- Code rural et de la pêche maritime, article R. 233-4
- Code rural et de la pêche maritime, article L. 233-4
- Code rural et de la pêche maritime, article D. 233-11
- Code rural et de la pêche maritime, article R. 202-21-2
- Code rural et de la pêche maritime, article D. 231-3-10
- Arrêté du 12 février 2024 relatif à la formation en hygiène alimentaire (articles 1er et 2)
- Code de la consommation, article R. 412-14
- Code de l'environnement, article R. 543-225
- Code de l'environnement, article R. 543-226
- Arrêté du 12 juillet 2011 fixant les seuils de tri des biodéchets (articles 2 et 3)
- Arrêté du 8 juin 2006 relatif à l'agrément sanitaire (articles 12 et 13)
- Instruction technique DGAL/SDSSA/2024-528 du 24 septembre 2024 (points 3.1, 4.2 et 4.7)
- DGAL, vade-mecum général d'inspection, V7, septembre 2026 (pages 59, 72, 117, 118 et 123)
- DGAL, vade-mecum sectoriel remise directe, V3, septembre 2026 (pages 2, 7, 8 et 14)
- Notice d'information n° 51738 associée au cerfa 13984
Faire le point sur votre établissement
Un auditeur se déplace, contrôle jusqu’à 80 points de la grille en toute discrétion, et vous remet un rapport complet avec son plan d'action. Chaque écart y porte le correctif attendu et la preuve à constituer, pour que vous puissiez le traiter vous-même.
Demander un auditPour aller plus loin
- Préparer son classeur sanitaire : les six documents demandés en premier
- Cerfa 13984 : la déclaration d'activité de votre restaurant
- Plan de nettoyage et de désinfection en restaurant : contenu et exemple
- Huile de friture en restaurant : test, changement et élimination
- Le tableau des 14 allergènes en restaurant : liste et obligations
- Affichage obligatoire en restaurant : la liste complète, texte par texte
- Le plan de maîtrise sanitaire en restaurant
- Quels documents l'inspecteur demande-t-il en premier ?
- Combien de temps dois-je garder mes enregistrements d'hygiène ?
- Papier ou numérique, qu'est-ce qui est accepté pour mes enregistrements ?
- Nous écrire
Les autres dossiers
- Préparer son classeur sanitaire : les six documents demandés en premier
- DLC secondaire : définition, tableau des durées et étiquetage
- Hygiène en dark kitchen et en vente à emporter : les points qui changent
- Températures de conservation des aliments : frigo, chambre froide, congélateur
- La gestion des déchets en restauration
- DDPP du Val-d'Oise (DDPP 95) : contacts, contrôles et démarches pour les restaurants
Nous auditons les établissements partout en Île-de-France, à Paris 11e, Paris 18e, Paris 8e, Paris 17e, Paris 10e, et dans les huit départements de la région.
audit hygiène est un label privé de qualité, indépendant. Il ne constitue ni une certification officielle, ni un agrément d'État, ni un contrôle des services vétérinaires/DDPP.
