Dossier de fond

Le tableau des 14 allergènes en restaurant : liste et obligations

Les 14 allergènes à déclarer sont fixés par l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011 : céréales contenant du gluten, crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait, fruits à coque, céleri, moutarde, graines de sésame, anhydride sulfureux et sulfites au-delà de 10 mg/kg ou 10 mg/litre, lupin et mollusques. En restaurant, l'article R. 412-14 du code de la consommation impose d'informer le client par écrit, de façon lisible et visible : soit en indiquant les allergènes présents dans chaque plat, soit en affichant où cette information écrite peut être consultée directement et librement. Une réponse seulement orale ne remplit pas cette obligation.

Le tableau des allergènes par plat est le moyen le plus répandu de remplir cette obligation. Voici la liste exacte, avec les exceptions que prévoit le texte, ce que le code de la consommation exige selon que vous servez sur place, à emporter ou en livraison, et la méthode pour construire un tableau fiable.

Mis à jour le · Rédaction : équipe Audit Hygiène (HNC SAS)

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La liste des 14 allergènes de l'annexe II

La liste fait foi telle qu'elle est écrite à l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011, intitulée « Substances ou produits provoquant des allergies ou intolérances ». Chaque ligne vise la substance et les produits qui en sont issus, et certaines prévoient des exceptions précises. Le tableau ci-dessous reprend les quatorze lignes de la version consolidée du 1er avril 2025.

Cette liste est fermée : un ingrédient qui n'y figure pas n'a pas à être déclaré au titre de cette obligation, même s'il peut provoquer une réaction chez certaines personnes. Elle peut en revanche évoluer : l'article 21 du règlement prévoit que la Commission la réexamine et, au besoin, la met à jour.

Les 14 allergènes à déclaration obligatoire (règlement (UE) n° 1169/2011, annexe II)
N°AllergèneCe qui est viséExceptions prévues par le texte
1Céréales contenant du glutenBlé (comme épeautre et blé de Khorasan), seigle, orge, avoine ou leurs souches hybridées, et produits à base de ces céréalesSirops de glucose et maltodextrines à base de blé, sirops de glucose à base d'orge, céréales utilisées pour fabriquer des distillats alcooliques
2CrustacésCrustacés et produits à base de crustacésAucune
3ŒufsŒufs et produits à base d'œufsAucune
4PoissonsPoissons et produits à base de poissonsGélatine de poisson servant de support aux préparations de vitamines ou de caroténoïdes ; gélatine de poisson ou ichtyocolle utilisée pour clarifier la bière et le vin
5ArachidesArachides et produits à base d'arachidesAucune
6SojaSoja et produits à base de sojaHuile et graisse de soja entièrement raffinées ; certains tocophérols, phytostérols et esters de stanol dérivés du soja
7LaitLait et produits à base de lait, y compris le lactoseLactosérum utilisé pour fabriquer des distillats alcooliques ; lactitol
8Fruits à coqueAmandes, noisettes, noix, noix de cajou, noix de pécan, noix du Brésil, pistaches, noix de macadamia ou du Queensland, et produits à base de ces fruitsFruits à coque utilisés pour fabriquer des distillats alcooliques
9CéleriCéleri et produits à base de céleriAucune
10MoutardeMoutarde et produits à base de moutardeAcide béhénique d'une pureté minimale de 85 % utilisé dans la fabrication des émulsifiants E 470a, E 471 et E 477
11Graines de sésameGraines de sésame et produits à base de graines de sésameAucune
12Anhydride sulfureux et sulfitesConcentrations de plus de 10 mg/kg ou 10 mg/litre en SO2 total, pour les produits prêts à consommer ou reconstitués selon les instructions du fabricantNon visés en dessous de ce seuil
13LupinLupin et produits à base de lupinAucune
14MollusquesMollusques et produits à base de mollusquesAucune
Source : Règlement (UE) n° 1169/2011, annexe II, version consolidée du 1er avril 2025, lue sur EUR-Lex le 6 octobre 2026.

Ce que vise exactement chaque ligne

La ligne des céréales vise le gluten par les céréales qui le contiennent, nommées une à une : blé, y compris l'épeautre et le blé de Khorasan, seigle, orge, avoine et leurs souches hybridées. Dans votre tableau, préciser la céréale en cause aide le client et l'équipe. La ligne des fruits à coque est elle aussi limitative : elle nomme huit fruits et les produits qui en sont issus. La noix de coco, la châtaigne ou le pignon de pin n'y figurent pas.

La ligne des sulfites est la seule à porter un seuil : plus de 10 mg/kg ou 10 mg/litre exprimés en SO2 total, pour le produit prêt à consommer. Pour un produit acheté préemballé, c'est son étiquette qui vous le dit : l'article 21 du règlement impose que les substances de l'annexe II soient mises en évidence dans la liste des ingrédients, ou annoncées par le mot « contient » s'il n'y a pas de liste.

Enfin, l'obligation porte sur l'allergène encore présent dans le plat, quelle que soit la forme. L'article R. 412-12 du code de la consommation vise tout ingrédient, auxiliaire technologique ou dérivé d'une substance de l'annexe II utilisé dans la fabrication ou la préparation et encore présent dans le produit fini, même sous une forme modifiée. Le beurre d'une sauce, la farine d'une liaison, la moutarde d'une vinaigrette comptent autant que l'ingrédient principal.

Ce que le texte impose en restaurant

Le règlement (UE) n° 1169/2011, article 44, rend obligatoire l'indication des allergènes pour les denrées non préemballées, et laisse chaque État membre fixer la façon de la communiquer. En France, ces modalités sont aux articles R. 412-12 à R. 412-16 du code de la consommation, en vigueur depuis le 1er juillet 2016.

Pour les repas consommés sur place, l'article R. 412-14 prévoit deux options, toutes deux sous forme écrite, de façon lisible et visible des lieux où le public est admis. Première option : porter à la connaissance du client l'information elle-même, c'est-à-dire les allergènes de chaque plat, par exemple sur la carte. Seconde option : afficher les modalités selon lesquelles cette information est tenue à sa disposition ; le client doit alors pouvoir y accéder directement et librement, sous forme écrite. Le tableau consultable en salle relève de cette seconde option, avec une mention visible qui dit où il se trouve.

Pour la vente à emporter non préemballée, emballée à la demande du client ou préemballée en vue de la vente immédiate, l'article R. 412-13 demande que l'information figure sur la denrée ou à proximité, sans incertitude sur le produit concerné. Et l'article R. 412-16 vous protège en amont : chaque livraison de denrées à un établissement de restauration est accompagnée d'un document portant l'information sur les allergènes.

L'information sur les allergènes selon la situation
SituationCe qu'impose le texteArticle
Repas servis sur placeInformation écrite, lisible et visible : soit les allergènes de chaque plat, soit les modalités d'accès direct et libre à cette information écriteCode de la consommation, R. 412-14
Vente à emporter : denrée non préemballée, emballée à la demande ou préemballée pour la vente immédiateInformation sur la denrée elle-même ou à proximité, sans incertitude sur le produit concernéCode de la consommation, R. 412-13
Vente à distance et livraisonInformation fournie avant la conclusion de l'achat, sur le support de vente, et au moment de la livraisonVade-mecum remise directe, ligne C7L02
Restauration collectiveInformation non requise au moment du repas si un dispositif permet au convive de refuser à l'avance un allergène ; document de refus conservé trois ansCode de la consommation, R. 412-15
Livraison de denrées à un restaurantChaque livraison accompagnée d'un document portant l'information sur les allergènesCode de la consommation, R. 412-16
Source : Code de la consommation, articles R. 412-12 à R. 412-16, version en vigueur au 6 octobre 2026 ; règlement (UE) n° 1169/2011, article 44 ; vade-mecum sectoriel remise directe, DGAL, version 3, septembre 2026, p. 57.

Ce que le texte n'impose pas

Aucun texte n'impose un tableau. Le tableau croisé, une ligne par plat et une colonne par allergène, est seulement la forme la plus pratique de l'information écrite. Une carte qui indique sous chaque plat les allergènes qu'il contient remplit la première option de l'article R. 412-14 aussi bien. Aucun texte n'impose non plus de pictogrammes, de couleurs ou un modèle particulier.

Afficher la liste des quatorze allergènes n'est pas non plus, en soi, l'obligation : ce qui est dû au client, c'est l'information sur les allergènes présents dans chaque plat proposé. Si vous choisissez la seconde option, c'est la mention des modalités d'accès qui doit être écrite, lisible et visible, par exemple une affiche à l'entrée ou sur la carte qui dit où se trouve le tableau. Les traces éventuelles, enfin, sont une information facultative, détaillée plus bas.

Le texte ne parle pas de QR code. Il exige que le client puisse accéder directement et librement à l'information, sous forme écrite. Un document consultable sur place, sans démarche particulière, répond sans ambiguïté à cette exigence. Pour les preuves à garder, voyez comment prouver l'information sur les allergènes.

Faire le tableau des allergènes plat par plat

Commencez par la liste complète de ce que vous proposez. Le vade-mecum de la remise directe parle des allergènes présents dans chaque plat et denrée proposés : entrées, plats, desserts, accompagnements, sauces servies à part, plats du jour, et aussi les boissons. Une ligne par produit, quatorze colonnes, une case cochée quand l'allergène est présent dans le produit fini.

Remplissez chaque ligne à partir de la recette réelle, ingrédient par ingrédient, et non de mémoire. Pour un ingrédient acheté préemballé, l'étiquette donne la réponse : les allergènes y sont mis en évidence dans la liste des ingrédients (règlement (UE) n° 1169/2011, article 21). Pour un produit livré en vrac, le document d'information que le fournisseur doit joindre à chaque livraison fait foi (article R. 412-16). Gardez ces étiquettes et ces documents : le guide de la restauration rapide (p. 101) place la connaissance de la composition des matières premières en tête des mesures de maîtrise qu'il cite.

Datez le tableau et nommez la personne qui le tient. Toute modification de recette, changement de produit ou de fournisseur oblige à reprendre la ligne concernée, et le tableau ne sert que s'il est à jour le jour où un client le consulte. Un exemplaire en salle, un autre en cuisine pour répondre aux questions sans deviner.

Les pièges qui faussent un tableau

Les erreurs viennent rarement de l'ingrédient principal. Elles viennent de ce qu'on oublie : le fond ou la sauce achetés tout prêts, le mélange d'épices, la panure, la pâte à frire, le beurre de finition, la sauce soja d'une marinade, le praliné d'un dessert, le pain servi avec le plat. L'article R. 412-12 vise tout ingrédient encore présent dans le produit fini, même sous forme modifiée : la sauce compte comme le reste.

Deuxième piège, le changement silencieux : une rupture chez le fournisseur, une autre marque livrée à la place, et la composition change sans que personne ne le remarque. D'où l'intérêt de garder les étiquettes des produits utilisés et de relire celle de chaque nouvelle référence avant de la mettre en service. Troisième piège, les termes approximatifs : la liste des fruits à coque est fermée, et inscrire « fruits secs » ou « noix » sans précision ne permet pas au client de savoir ce que contient vraiment le plat.

Dernier piège, les boissons et les produits du bar. Une bière à base d'orge ou un vin dont l'étiquette porte la mention « contient des sulfites » figurent dans le tableau comme n'importe quel plat. Pour les écarts relevés en inspection sur ce thème, voyez les non-conformités sur les allergènes.

Les traces : une information facultative

La mention « peut contenir des traces de » ne fait pas partie de l'obligation. L'article 36 du règlement (UE) n° 1169/2011 range la présence éventuelle et non intentionnelle de substances allergènes parmi les informations fournies à titre volontaire. Le vade-mecum de la remise directe (ligne C7L02, p. 57) le dit pour la restauration : cette information facultative peut ne pas être retranscrite sur l'information écrite mise à la disposition du client.

Si vous choisissez de la donner, elle doit respecter les règles de toute information volontaire posées au même article 36 : ne pas induire le client en erreur, ne pas être ambiguë ni déroutante. Une mention de traces ne remplace jamais un allergène réellement présent dans la recette : celui-là se déclare. Réservez-la aux risques réels de votre cuisine, par exemple une friteuse partagée, et non à une précaution posée sur tous les plats, qui ne dit plus rien au client allergique.

Éviter les contaminations croisées en cuisine

L'information écrite ne vaut que si la cuisine tient ce qu'elle annonce. Le règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chapitre IX, point 9, interdit d'utiliser un équipement ou un contenant ayant servi à un allergène de l'annexe II pour une denrée qui ne le contient pas, sauf s'il a été nettoyé et contrôlé au moins pour vérifier l'absence de débris visibles.

Le guide de bonnes pratiques d'hygiène de la restauration rapide (édition 2024, p. 101) donne des exemples de mesures : connaître la composition des matières premières et des produits fabriqués, informer et former le personnel en cuisine comme au service, utiliser des ustensiles dédiés, travailler les matières premières allergènes en dernier, nettoyer les plans de travail selon un protocole dédié entre les matières premières qui présentent des allergènes.

Pour la demande d'un client, la règle est simple à transmettre : on répond avec le tableau écrit, jamais de mémoire, et un plat demandé sans un allergène se prépare sur un plan, avec des ustensiles et des mains propres. Le dossier allergènes en restauration détaille l'organisation de la cuisine et le dialogue avec le client.

Ce que vérifie l'agent de la DDPP

Lors d'une inspection en restaurant, l'agent suit le vade-mecum sectoriel de la remise directe, ligne C7L02 (p. 57). La méthode est un contrôle par sondage de la cohérence entre les mentions affichées et les informations sur les matières premières utilisées. Pour le faire, il s'appuie sur les étiquettes, les fiches de fabrication, les factures et éventuellement les bons de livraison.

Concrètement, il choisit un plat, demande la recette ou la fiche technique, ouvre les produits utilisés et compare avec votre tableau. Une sauce industrielle qui contient de la moutarde alors que le tableau ne l'indique pas, un dessert à la frangipane sans fruit à coque coché : c'est ce type d'écart qu'il cherche. Il vérifie aussi que l'information, ou la mention qui dit où la trouver, est écrite, lisible et visible.

Pour la vente à distance, le même vade-mecum attend que l'information soit fournie avant la conclusion de l'achat, sur le support de vente, et au moment de la livraison. Si vous êtes présent sur une plateforme de livraison, vérifiez donc que vos fiches produits portent bien les allergènes, comme votre tableau en salle.

Remplir le tableau des allergènes

Pour démarrer, partez de vos fiches techniques et de vos étiquettes, une ligne par produit proposé. Un modèle prêt à imprimer, avec le tableau des allergènes par plat et la liste des 14 allergènes, fait partie du kit d'affichage remis aux clients de l'audit.

Le modèle n'a de valeur que rempli avec vos recettes réelles, daté et tenu à jour. Placez-le là où le client peut le consulter librement, et indiquez par une mention écrite et visible où il se trouve. Le tableau des allergènes fait partie des documents réunis dans la liste des documents obligatoires en restaurant (n° 13) ; pour les autres affichages, voyez l'affichage obligatoire en restaurant.

Faire vérifier votre information allergènes sur place

Un tableau se vérifie comme le fait un inspecteur : en prenant un plat, en ouvrant les produits utilisés et en comparant. C'est ce que fait un audit sur place, sur plusieurs plats de votre carte, en toute discrétion et pendant que le service continue, en regardant aussi l'affichage en salle et les pratiques en cuisine, parmi les quatre-vingts points de la grille répartis en six chapitres.

Vous recevez un rapport complet, avec une note, les constats point par point et un plan d'action classé par priorité : ligne de tableau à corriger, mention à afficher, étiquettes à conserver, ustensiles à séparer, chaque écart avec son correctif et la preuve à constituer.

La prestation s'arrête au rapport : vous appliquez les corrections vous-même. Audit hygiène est un label privé indépendant : ce n'est ni une certification officielle, ni un agrément d'État, ni un contrôle de la DDPP ou de la DGCCRF, et il ne garantit pas le résultat d'un contrôle. Le cabinet intervient dans les huit départements d'Île-de-France ; contactez-nous pour en parler.

Questions fréquentes

Quels sont les 14 allergènes à déclarer ?
Ce sont ceux de l'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011 : céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine et leurs souches hybridées), crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait y compris le lactose, fruits à coque (amandes, noisettes, noix, noix de cajou, de pécan, du Brésil, pistaches, noix de macadamia), céleri, moutarde, graines de sésame, anhydride sulfureux et sulfites au-delà de 10 mg/kg ou 10 mg/litre, lupin et mollusques, ainsi que les produits qui en sont issus.
Le tableau des allergènes est-il obligatoire ?
L'information est obligatoire, le tableau ne l'est pas. L'article R. 412-14 du code de la consommation impose, pour les repas servis sur place, une information écrite, lisible et visible : soit les allergènes de chaque plat, par exemple sur la carte, soit une mention qui dit où cette information écrite peut être consultée directement et librement. Le tableau par plat est la forme la plus pratique de cette information, mais une carte annotée remplit la même obligation.
Peut-on informer les clients sur les allergènes seulement à l'oral ?
Non. L'article R. 412-14 du code de la consommation exige que l'information, ou les modalités pour y accéder, soient portées à la connaissance du client sous forme écrite, de façon lisible et visible. Dans la seconde option, l'information elle-même doit aussi être disponible sous forme écrite, en accès direct et libre. Le serveur peut bien sûr expliquer et rassurer, mais en s'appuyant sur le document écrit, jamais à la place de celui-ci.
Faut-il indiquer les traces d'allergènes ?
Ce n'est pas obligatoire. La présence éventuelle et non intentionnelle d'allergènes est une information facultative au sens de l'article 36 du règlement (UE) n° 1169/2011, et le vade-mecum de la remise directe précise qu'elle peut ne pas figurer sur l'information écrite remise au client. Si vous la donnez, elle ne doit pas être trompeuse ni ambiguë, et elle ne remplace jamais un allergène réellement présent dans la recette, qui se déclare.
La noix de coco et le pignon sont-ils des fruits à coque allergènes ?
Pas au sens de la liste réglementaire. L'annexe II du règlement (UE) n° 1169/2011 nomme huit fruits à coque : amandes, noisettes, noix, noix de cajou, noix de pécan, noix du Brésil, pistaches et noix de macadamia ou du Queensland. La noix de coco, la châtaigne et le pignon de pin n'y figurent pas. Rien ne vous empêche de répondre à un client qui pose la question, mais votre tableau suit la liste du texte.
Les boissons doivent-elles figurer dans le tableau ?
Oui, dès lors que vous les proposez. Le vade-mecum de la remise directe parle des allergènes présents dans chaque plat et denrée proposés, et une boisson est une denrée. Pour une boisson achetée préemballée, son étiquette indique les allergènes, par exemple la mention des sulfites sur un vin ou l'orge d'une bière. Pour une boisson préparée sur place, comme un cocktail ou un milk-shake, reprenez la recette ingrédient par ingrédient.
Un QR code suffit-il pour informer sur les allergènes ?
Le texte ne parle pas de QR code. L'article R. 412-14 exige que le client puisse accéder directement et librement à l'information écrite, et que les modalités d'accès soient affichées de façon lisible et visible. Un QR code suppose que le client ait un téléphone et une connexion. Pour être certain de remplir l'obligation, gardez aussi une version écrite consultable sur place, par exemple un classeur ou une affiche, et indiquez où elle se trouve.
Que faire en vente à emporter ou en livraison ?
Pour la vente à emporter, l'article R. 412-13 du code de la consommation demande que l'information figure sur la denrée ou à proximité, sans incertitude sur le produit concerné, lorsqu'elle est vendue non préemballée, emballée à la demande du client ou préemballée pour la vente immédiate. Pour la vente à distance, le vade-mecum de la remise directe attend l'information avant l'achat, sur le support de vente, et de nouveau au moment de la livraison.
Mon fournisseur doit-il me donner les allergènes de ses produits ?
Oui. L'article R. 412-16 du code de la consommation prévoit que chaque livraison de denrées à un établissement de restauration est accompagnée d'un document portant l'information sur les allergènes. Pour les produits préemballés, l'étiquette les met en évidence dans la liste des ingrédients. Conservez ces documents et ces étiquettes : ce sont eux que l'inspecteur compare avec votre tableau, et ce sont eux qui vous permettent de le tenir à jour.

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