Locaux & équipements · point important
État et entretien des locaux
Ce point revient dans presque toutes les visites, et c'est aussi l'un de ceux sur lesquels circulent le plus d'approximations. Cette page dit ce qui est réellement exigé au titre de « Locaux & équipements », et ce qui relève de l'usage professionnel.
Ce que l'auditeur vérifie
Sols, murs, plafonds nettoyables et en bon état. Photographier les dégradations.
Le constat est photographié quand la preuve compte, afin que le rapport montre l'état relevé et non une appréciation. La photo reste dans votre dossier et n'est transmise à personne.
Pourquoi ce point compte
Une surface fissurée ou poreuse ne se nettoie pas vraiment : elle abrite les microbes. L’état du local conditionne l’hygiène.
C'est la raison pour laquelle il est classé comme point important dans la notation : un écart ici ne se rattrape pas par un effort ailleurs.
Ce que dit le texte
Règlement (CE) n° 852/2004, annexe II, chapitre I, points 1 et 2 : locaux propres et en bon état d’entretien, pouvant être convenablement entretenus, nettoyés et désinfectés, et permettant de prévenir l’encrassement ainsi que la formation de condensation et de moisissure indésirable. Annexe II, chapitre II, point 1, points a) à f) : revêtements de sol, surfaces murales, plafonds, fenêtres, portes et surfaces bien entretenus, faciles à nettoyer et au besoin à désinfecter, en matériaux étanches, non absorbants, lavables et non toxiques, sauf si l’exploitant prouve à l’autorité compétente que d’autres matériaux conviennent.
Les écarts les plus fréquents
Sur ce point, les constats se répartissent presque toujours entre 4 situations : surface dégradée, sol / mur non nettoyable, plafond abîmé, zone non entretenue. Aucune n'est rare, et aucune n'est irrattrapable.
L'auditeur note laquelle s'applique, avec le détail de ce qu'il a vu. Cette précision compte : « relevés incomplets » et « aucun relevé » n'appellent pas le même correctif ni le même délai.
Le correctif attendu
Si le constat est « dégradations légères » : Planifier les réparations des surfaces concernées. Si le constat est « locaux dégradés non nettoyables » : Remettre en état les surfaces (revêtements lessivables, étanches).
Chaque correctif est repris dans le plan d'action avec sa priorité, et accompagné de la preuve à constituer : une photo, un relevé, une facture, une procédure écrite. La correction vous revient, et c'est cette preuve qui vous permettra de montrer, plus tard, que le point a été traité.
Où ce point s'inscrit dans l'audit
Il appartient au thème « Locaux & équipements », qui compte 2 points au total, dans le volet hygiène de la grille. Ce volet en compte 27, et c'est les services vétérinaires (DDPP) qui le contrôle. La visite les parcourt tous : un audit partiel donnerait une fausse sécurité, ce qui est pire que pas d'audit.
Sur le terrain, l'auditeur ne suit pas l'ordre de la grille mais celui du produit, de la réception à l'assiette. Ce point est donc vérifié au moment où il se présente dans votre organisation, ce qui évite les allers-retours en cuisine.
Les constats possibles, et ce qu'ils entraînent
Conforme
Locaux entretenus et nettoyables
Écart mineur
Dégradations légères
Zones moins facilement nettoyables.
Correctif : Planifier les réparations des surfaces concernées.
Écart majeur
Locaux dégradés non nettoyables
Surfaces impossibles à désinfecter : réservoir de contamination.
Correctif : Remettre en état les surfaces (revêtements lessivables, étanches).
Les autres points du thème Locaux & équipements
Ailleurs dans la grille
- Produits adaptés et correctement stockés
- Potabilité de l’eau / entretien machine à glaçons
- Carte des prix disponible à l’intérieur
- Emploi de la mention « fait maison »
- Prix nets, toutes taxes et service compris
Ce point est vérifié lors de chaque audit, dans toutes les communes que nous couvrons : Paris 11e, Paris 18e, Paris 8e, Paris 17e, Paris 10e, Paris 9e, et partout ailleurs en Île-de-France.
audit hygiène est un label privé de qualité, indépendant. Il ne constitue ni une certification officielle, ni un agrément d'État, ni un contrôle des services vétérinaires/DDPP.
